Une odeur de figuier sauvage (A Ciosi)


Une odeur de figuier sauvage.

« Sous la treille aux raisins encore verts, juste à côté du jujubier, une meule à la retraite nous servait de table. J’entends encore l’incessant bavardage de la rivière, mêlé au bruissement du vent dans les branches du vieux noyer. Parfois le cri perçant d’un geai, l’oiseau le plus voleur de tous, faisait taire un instant le rossignol et la mésange à tête bleue. Même au plus fort de l’été, il régnait ici une douce fraîcheur, tant la végétation était exubérante et folle. »

 

C’est le temps des moulins à eau et du Front populaire, d’une Corse pastorale et rurale qui découvre pas à pas le nouveau siècle, avant que la guerre, et surtout le débarquement américain, contribue à la faire changer d’époque.

Entre le village dressé sur son arête et la plaine de la Casinca, le chanteur Antoine Ciosi donne a voir, à vivre et à sentir une enfance rude mais libre, à l’ombre de la buvette paternelle, dans les parfums du maquis.

Hymne d’amour à une Corse ancrée dans l’immémorial fonds tragique méditerranéen, Une odeur de figuier sauvage restitue à l’Île sa beauté originelle, avant l’invasion des marchands de soleil et de leur cortège béton.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *